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sante-dz - Actualités - Les cancers colorectaux développés à partir de lésion non polypoïdes seraient-ils plus fréquents que ceux développés à partir de polypes adénomateux ?

Les cancers colorectaux développés à partir de lésion non polypoïdes seraient-ils plus fréquents que ceux développés à partir de polypes adénomateux ?

Les cancers colorectaux développés à partir de lésion non polypoïdes seraient-ils plus fréquents que ceux développés à partir de polypes adénomateux ?

Jusqu’à l’heure actuelle, le cancer colorectal est considéré comme se développant le plus souvent à partir d’un polype adénomateux. Mais des études récentes montrent que les cancers développés à partir de lésions non polypoïdes (nonpolypoid colorectal neoplasms  ou NP-CRNs) sont relativement aussi fréquent que les tumeurs développées à partir de polypes. 

Ces NP-CRNs se présentent  souvent comme des lésions plates ou déprimées et sont donc difficile à mettre en évidence à la colonoscopie. Si les premiers cas ont été rapportés au Japon alors que les séries occidentales n’arrivaient pas à les mettre en évidence,   les études occidentales récentes les mettent également en évidence. L’étude actuelle publiée en mars 2008 dans le Journal of the American Medical Association. (JAMA) a été menée dans une population non asiatique.

Selon Roy M. Soetikno du Veterans Affairs Palo Alto Health Care System (Palo Alto, California) les lésions non polypoïdes seraient d’apparition aussi inexorable que les polypes. Même si elles ne sont pas très fréquentes (cette  étude a retrouvé une  prévalence de  9.35% vs 42% pour tous les  polypes), leur propension à contenir un contingent cellulaire  déjà au stade de carcinome superficiel serait 10 fois plus élevée.

On enseigne actuellement que les polypes adénomateux colorectaux doivent être recherchés et réséqués. Dans l’avenir selon cet auteur, on devrait également détecter les NP-CRNs et les réséquer. En collaboration avec des chercheurs japonais, cet auteur a développé une procédure colonoscopique spéciale utilisant l’indigo carmin sous forme de spray sur la muqueuse colique. En utilisant cette technique chez 1819 patients (1737 soit 95 % d’hommes dont 1443 soit 79% de race blanche et un âge moyen de 64 ans) d’un même hôpital de Californie, il a retrouvé 170 (9,35%) de NP-CRNs avec un carcinome invasif dans 15 cas (0,82%). Par ailleurs cet auteur note que les NP-CRNs présentaient une lésion carcinomateuse plus souvent  que les lésions polypoïdes ceci quelque soit la taille de celui-ci.

Il n’existe pas d’informations sur l’importance de ces NP-CRNs au USA et en Europe occidentale mais la présente étude laisse suggérer que ces lésions sont d’une part assez communes lorsqu’on examine attentivement  la muqueuse colique  lors d’une colonoscopie  et que d’autre part les NP-CRNs sont associées à un risque de cancer plus élevé que pour les lésions polypoïdes de même taille.  

L’auteur de cette étude reconnaît qu’il est difficile d’estimer combien de cancers proviennent de lésions polypoïdes et combien proviennent de lésions non polypoïdes. La colonoscopie conventionnelle n’est pas en mesure de détecter l’ensemble des ces lésions d’où la nécessité d’utiliser des techniques spéciales comme la coloscopie en fluorescence.

A l’heure actuelle, 0,3% à 0,9 % des patients ayant subit une ablation des polypes adénomateux au cours d’une colonoscopie, développent un cancer d’intervalle généralement invasif. La cause serait soit une lésion polypoïde passée inaperçue, une résection incomplète ou encore une  NP-CRNs contenant déjà un cancer au moment de la colonoscopie.

Reference: Roy M. Soetikno and. al. Nonpolyp Neoplasms More Likely Than Polyps to Lead to Colorectal Cancer, JAMA. 2008; 299:1027-1035, 1068-1069.


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