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Cure de hernie inguinale : quelle est la meilleure approche ?

Cure de hernie inguinale : quelle est la meilleure approche ?

Les discussions restent vives sur la meilleure approche possible des hernies inguinales, trois des techniques les plus répandues étant la prothèse par voie coelioscopique transpéritonéale (TAP), la mise en place d'une plaque par voie inguinale (Lichtenstein) et la hernioraphie type Shouldice.

Les auteurs ont tenté de résoudre la question grâce à une étude randomisée, en tenant compte, avec un suivi moyen de plus de 4 ans, de l'incidence des récidives, blessures nerveuses, atrophies testiculaires, et satisfaction globale des opérés.

Sur 280 sujets initialement inclus, 49 (17,5 %) sont décédés de causes intercurrentes ou ont été perdus de vue et l'étude a porté sur les 231 patients, qui ont pu être suivis par un examen clinique et échographique (recherche d'une récidive, d'un épanchement, de paresthésies). Soixante-quatorze avaient été opérés par la technique de Shouldice (GS), 76 selon la technique de Lichtenstein (GL), et 81 par TAP (GT) ; les groupes étaient comparables en termes d'âge moyen et d'indice de masse corporelle. Six récidives (8 %) ont été observées dans le GS, vs une seule dans chacun des autres groupes. Quatre récidives (2 dans le GS et les deux autres avec les techniques sans tension) sont survenues dans la 1ère année, les 4 autres du GS au cours des trois années suivantes.

Les atteintes nerveuses sont surtout l'apanage des techniques ouvertes, avec 8 dysesthésies sus pubiennes et inguinales dans le GS, 10 dysesthésies scrotales dans le GL, et une seule méralgie du fémoro-cutané dans le GT.

L'échographie n'a montré ni épanchement, ni déplacement de la prothèse ni atrophie testiculaire. 
Quant au degré de satisfaction, mesuré par des questionnaires spécifiques, il est maximal chez les patients opérés sous coelioscopie (98 %), et légèrement inférieur chez les sujets ayant eu une incision (95 % dans les groupes GS et GL.) A la question de savoir s'ils seraient prêts à subir à nouveau la même intervention, 98 % des opérés par coelioscopie répondent par l'affirmative, ce taux tombant à 86 % après intervention de Lichtenstein et à 76 % après intervention de Shouldice.

C'est donc la mise en place d'une prothèse par voie coelioscopique qui entraîne le moins de récidives et le plus de satisfactions dans la cure des hernies inguinales.

Butters M et coll.: Long-term results of a randomized clinical trial of Shouldice, Lichtenstein and transabdominal preperitoneal hernia repairs Brit J Surg., 2007; 94: 562-5.

 


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