Publicité

sante-dz - Actualités - Quelle durée pour le traitement anti-androgène dans le cancer de la prostate ?

Quelle durée pour le traitement anti-androgène dans le cancer de la prostate ?

Quelle durée pour le traitement anti-androgène dans le cancer de la prostate ?

La survie des patients ayant un cancer localement avancé de la prostate s´est améliorée avec l´utilisation de la radiothérapie combinée à la suppression à long terme des androgènes en comparaison à l´utilisation de la radiothérapie seule avec utilisation secondaire du traitement hormonal (en cas de rechute). Cependant, le traitement androgénosuppresseur au long cours réduit la qualité de vie et augmente le risque d´infarctus du myocarde, de fracture et de syndrome métabolique. Ceci a donc fait proposer des suppressions androgéniques moins longues (6 mois) qui semblent réduire aussi la mortalité.

Le but de cette étude multicentrique européenne était de comparer une suppression à long terme (plus de 2 ans) et une suppression à plus court terme (6 mois), les deux associées à une radiothérapie en cas de cancer de la prostate localement avancé. Les patients ont été randomisés et ont reçu une radiothérapie externe et 6 mois de suppression androgénique. Au bout de 6 mois, un des groupes ne recevait plus d´autre traitement androgénique (suppression à court terme) alors que l´autre continuait à recevoir pendant 2 ans et demi, le traitement avec un agoniste de GnRH (suppression à long terme). 1 113 hommes ont été enregistrés dont 970 ont été randomisés : 483 dans le groupe suppression à court terme et 487 dans le groupe suppression à long terme.

 Après un suivi médian de 6.4 années, 132 patients dans le groupe traité par suppression androgénique à court terme (6 mois) et 98 dans le groupe suppression androgénique à long terme étaient décédés. Le nombre des décès dus au cancer de la prostate était de 47 dans le groupe traitement à court terme et de 29 dans le groupe traitement à long terme. La mortalité globale à 5 ans dans le groupe suppression androgénique à court terme était de 19 % et dans le groupe suppression androgénique à long terme était de 15.2 %. Le hazard ratio observé était de 1.42. Les événements secondaires dans les deux groupes étaient marqués par une fatigue, une diminution de la fonction sexuelle et des bouffées de chaleur. La combinaison de la radiothérapie avec 6 mois de suppression androgénique donne donc une survie inférieure à celle d´une combinaison de radiothérapie et de suppression androgénique pendant 3 ans en cas de cancer de la prostate localement avancé.

Reference : Bolla M et al. Duration of androgen suppression in the treatment of prostate cancer. N Engl J Med 2009 ; 360 : 2516-27.


Publicité