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Biomarqueurs prédictifs de réponse au traitement ou de neurotoxicité

Biomarqueurs prédictifs de réponse au traitement ou de neurotoxicité

Bien que toute aussi intéressante, cette deuxième session également intitulée «marqueurs», est moins homogène quant à son contenu. En effet, deux types de communications ont été présentés lors de cette session de l’EANO 2010 : des études de recherches cliniques et des études de recherches biologiques.

La première communication faite par Cavaletti et al., portait sur les méthodes d’évaluation des neuropathies chimio-induites. Cette complication neurologique des traitements cytotoxiques est relativement fréquente. Néanmoins, sa fréquence exacte et sa sévérité ont été peu explorées et sont donc peu connues. Le réseau CI-PERINOMS (chemotherapy-induced peripheral neuropathy outcome measures study group) tente d’identifier actuellement, dans le cadre d’une étude prospective internationale, les meilleurs tests (en termes de simplicité, fiabilité et reproductibilité) cliniques et électrophysiologiques pour évaluer et suivre les patients souffrant de neuropathies chimio-induites. Les tests retenus et validés permettront d’apprécier de manière plus robuste les stratégies de prévention et de traitement des neuropathies chimio-induites.

Dans la même thématique, Grisold et al. ont présenté le score polyneuropathie chimio-induite (CIPS). Dans cette étude autrichienne monocentrique prospective portant sur 21 patients, les auteurs ont montré que les résultats fournis par le CIPS étaient corrélés aux données du score neuropathie totale (TNS). Ce dernier score est relativement lourd et difficile a utiliser en pratique. Les auteurs proposent donc le CIPS comme une alternative au TNS en pratique clinique quotidienne pour une détection précoce des neuropathies chimio-induites.

La dernière communication de recherche clinique ou plutôt bibliographique portait sur les hémopathies chimio-induites en neuro-oncologie. Les auteurs ont retrouvé, dans la littérature, 39 cas d’hémopathies (syndrome myélodysplasique ou leucémie aigue myeloïde) survenus pendant ou après un traitement par un agent de chimiothérapie alkylant. Les hémopathies chimio-induites ont été diagnostiquées avec un délai médian de 17 mois après la fin de la chimiothérapie. La fréquence des hémopathies chimio-induites semble relativement rare. Néanmoins, leur épidémiologie exacte et les mécanismes favorisant la leucémogénèse chimio-induite restent mal connus et nécessitent des études prospectives exhaustives.

Dans cette session, trois études de recherche biologique ont également été rapportées. Zheng et al. ont présenté leur résultats très fondamentaux sur le rôle de Glut1 (Glucose transporteur 1)/Scl2 dans la microangiogénèse cérébrale. Dans des modèles animaux (zebrafish knock down pour Glut1), les orateurs ont montré que Glut1/Scl2 est une molécule importante pour le développement de la microvascularisation cérébrale. Ils proposent donc cette protéine comme une cible thérapeutique dans les gliomes de haut grade dans lesquels elle est sous exprimée.

Aaberg et al. ont quant eux exploré la pertinence de la voie de signalisation proapoptotique de l’inhibiteur tissulaire de la métalloprotéinase 1 (TIMP1) dans des gliomasphères. Ils concluent, via essentiellement des approches immunohistochimiques, que le niveau d’expression de TIMP1 était comparable dans les tumeurs primaires et les lignées de gliomasphères. Ces dernières constituent de bons modèles in vitro pour l’exploration de la voie de signalisation TIMP1 comme cible thérapeutique dans les glioblastomes.

Dans la dernière communication, Miyatabe et al. ont présenté leurs résultats portant sur 27 cas de radionécrose symptomatiques. Au terme de leur étude, ils suggèrent d’utiliser le bevacizumab ou la résection chirurgicale à la phase tardive des radionécroses cérébrales. En effet, il existe une vascularisation riche, une forte gliose astrocytaire et une forte expression de VEGF dans les régions périnécrotiques des radionécroses cérébrales. Ces anomalies entretiennent un œdème vasogénique symptomatique chez les patients.

Ces travaux cliniques et biologiques rappellent les complications des traitements cytotoxiques conventionnels (neuropathie, radionécrose, hémopathie) et suggèrent de nouvelles voies (TIMP1; Glut1) ou indications (bevacizumab dans les radionécroses) thérapeutiques.

D’après les communications:

  • STUDIES OF NATURAL KILLER (NK) CELLS AGAINST GLIOMA INITIATING CELLS IN VITRO
  • Z. Chen, H. Shi
  • ESTABLISHMENT OF TEMOZOLOMIDE-REFRACTORY GLIOMA CELLS
  • Y.Hong et al.
  • HIGH-RESOLUTION NMR SPECTROSCOPY OF BRAIN-DERIVED STEM CELLS
  • P.Ramm et al.
  • SCREENING CHEMOTHERAPY AGENTS USING SURGICALLY OBTAINED BRAIN TUMOR SPECIMENS
  • J. F. Megyesi et al.
  • STROMAL-DERIVED FACTOR 1A (SDF-1A), A HOMING FACTOR FOR MESENCHYMAL PROGENITOR CELLS, IS ELEVATED IN TUMOR TISSUE AND PLASMA OF GLIOMA PATIENTS
  • M.Timmer et al.
  • CYTOPLASMIC SUBLOCALIZATION OF THE STEM CELL-ASSOCIATED PROTEIN ASPM IS AN INDEPENDENT PROGNOSTIC FACTOR IN ASTROCYTIC GLIOMAS
  • C. Dictus et al.


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