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Après 1.173 dons de sang, James Harrison prend sa retraite !

Après 1.173 dons de sang, James Harrison prend sa retraite !

L'Australien  James Harrison "prend sa retraite", une retraite bien méritée après 1.173 dons de sang qui ont permis de sauver plus de 2 millions de bébés grâce à son plasma riche en un anticorps rare. Âgé de 81 ans, il est désormais trop âgé pour donner mais encourage la relève.

Pour chaque don du sang régulier, trois vies pourraient être sauvées ; un don de plasma ordinaire pourrait en sauver 18. Mais James Harrison est extraordinaire. Son sang a aidé à sauver les vies de 2.4 millions de bébés.

Le plasma de 81 ans contient un anticorps puissant usuellement utilisé afin de créer un traitement remarquable connu comme Anti-D qui protège des bébés à naître de la maladie hémolytique du nouveau né ou maladie à Rhésus D potentiellement mortel.
 

"Merci James" : c'est par ces mots que commence le communiqué de l'Australian Red Cross Blood Service, pour remercier James Harrison, après plus de 60 ans et 1173 donations, un record mondial qu'il espère voir battu, "parce que cela signifiera que (d'autres donneurs) sont dévoués à la cause", déclare James Harrison.

"C'est un jour triste pour moi. La fin d'une longue course" déclare M. Harrison lors de ce dernier don.

L'homme au bras d'or possède des anticorps rares qui ont permis de sauver 2,4 millions de bébés

A l'âge de 14 ans, James Harrison a subi une importante chirurgie thoracique le rendant dépendant de transfusions sanguines pour survivre. C'est à ce moment qu'il promet de faire à son tour don de son sang une fois majeur. Une promesse qu'il a tenue 4 ans plus tard, lorsqu'il devient un donneur régulier. Très régulier même, puisqu'à raison de 1.173 dons en 60 ans, il a donné en moyenne tous les 19 jours ! C'est encore une décennie après qu'il apprend que son sang, et en particulier son plasma, contient un anticorps rare et important nécessaire aux injections anti-D, administrées aux mères dont le sang risque d'attaquer leurs bébés à naître. James Harrison passe alors au don de plasma, qui permet de sauver 2,4 millions de bébés australiens, dont son propre petit fils, puisque sa fille a aussi bénéficié des injections anti-D. Surnommé "l'homme au bras d'or", car il a toujours donné par son bras droit qu'il dit moins sensible, James Harrison a reçu la médaille de l'Ordre de l'Australie pour son soutien incroyable et continu au service du sang et au programme anti-D en 1999. "Dire que je suis fière de mon père est un euphémisme", commente Tracey, sa fille, sous le post Facebook de l'Australian Red Cross Blood Service consacré à James Harrison.

Les anti-D, ces injections indispensables pour protéger certains fœtus du système immunitaire de leur mère

Lorsque les globules rouges d'une personne ont à leur surface le marqueur Rhésus D, on la dit Rhésus D positive (Rh(D)+). Sinon, on la dit Rhésus D négative (Rh(D)-). Ces marqueurs sont héréditaires, tout comme les groupes sanguins. Mais lorsqu'une femme enceinte Rh(D)- attend un fœtus qui a hérité du marqueur Rh(D)+ par son père, elle peut développer des anticorps contre les globules rouges du futur bébé si certains passent dans son propre sang. Les anticorps de la mère provoquent alors une maladie hémolytique, c'est-à-dire la destruction des globules rouges du fœtus par le système immunitaire maternel, qui peut entrainer la mort de l'enfant à naître ou de sévères dommages cérébraux.

Pour éviter cela, il faut administrer à la femme enceinte de l'anti-D, c'est-à-dire une injection contenant des anticorps qui vont se fixer sur les globules rouges Rh(D)+ du fœtus présents dans la circulation maternelle avant que son système immunitaire n'ait eu le temps d'entrer en action. Ce traitement fonctionne dans 99% des cas, à condition que les anticorps soient en nombre suffisant. Or, ces injections sont composées du plasma des donneurs. "Très peu de gens ont ces anticorps et ils sont très forts chez James, son corps en produit beaucoup et quand il donne, son corps en produit plus. C'est ce qui en fait un cas très spécial", a déclaré Jemma Falkenmire, porte-parole de la Croix Rouge australienne, en 2015 au Sydney Morning Herald. 150 autres donneurs participent en effet à la collecte de plasma Anti-D, mais aucun ne semble aussi riche en anticorps que James Harrison. Environ 17% des femmes enceintes ont besoin d'un vaccin anti-D pour protéger leur bébé, "et chaque lot d'anti-D fabriqué en Australie contient du sang de M. Harrison", écrit le journal australien. Ce sont plus de 3 millions de doses d'Anti-D contenant du plasma de James Harrison qui ont été administrées aux mères australiennes depuis 1967.


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