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Qu'est-ce que l'infection ano-génitale par les papillomavirus ?
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Qu'est-ce que l'infection ano-génitale par les papillomavirus ?

Qu'est-ce que l'infection ano-génitale par les papillomavirus ?

Qu'est-ce que l'infection ano-génitale par les papillomavirus ?

Il s’agit d’une infection très fréquente qui se transmet dès le début de la vie sexuelle. La plupart des infections ont lieu avant l’âge de 25 ans. Environ 40 types de papillomavirus peuvent infecter les organes génitaux.

Les papillomavirus affectent la région ano-génitale de la femme et de l’homme. Chez la femme, le virus peut infecter la vulve (la région à l’extérieur du vagin), le vagin, le col de l’utérus (La partie de l’utérus qui ouvre dans le vagin) et l’anus. Chez l’homme, le virus peux infecter le pénis, le scrotum et l’anus.

La plupart des personnes atteintes d’une infection par des papillomavirus ne savent pas qu’elles le sont parce que, le plus souvent,l’infection ne cause aucun symptôme et disparaît spontanément en un à deux ans.

Comment s'attrapent-ils ?

Les papillomavirus se transmettent essentiellement lors de contacts sexuels. La plupart des gens s’infectent lors des premières relations sexuelles. L’infection est donc plus fréquente chez les jeunes. Les papillomavirus peuvent se transmettre par les attouchements, même lors d’un rapport sans pénétration. Un seul rapport peut suffire pour être infecté par le virus. Les papillomavirus peuvent se transmettre par la voie muqueuse mais aussi par la voie cutanée.  L’infection ne se transmet pas par le sang.

Il est impossible de déterminer avec certitude le moment de la transmission du virus et de savoir par qui l’infection a été transmise. La plupart du temps, on ne sait pas qu’on a été contaminé par un papillomavirus ni si on l’a transmis à un partenaire. Après l’infection, le virus peut rester dormant (sans symptôme) puis être transmis à un autre partenaire de manière silencieuse.

Existe-t-il un test de détection de l'infection ?

Le plus souvent, le premier signe d’une infection provient du résultat d’un frottis du col de l’utérus. Le frottis doit donc être fait régulièrement. Il existe des tests qui permettent de détecter une infection par certains types de papillomavirus. Les tests sont fiables et reposent sur la biologie moléculaire. Ces tests peuvent être prescrits par le médecin dans certains cas, par exemple lorsque des anomalies sont détectée sur le frottis de dépistage du cancer du col utérin. En pratique, la recherche des papillomavirus n’est indiquée que dans les cas de présence d’atypie cellulaire de signification indéterminée au frottis.Étant donné que l’infection par ces virus est très fréquente chez les jeunes et qu’elle disparait spontanément en un à deux ans, il n’y a pas lieu de rechercher ce virus chez les jeunes adultes.

Quelles sont les complications possibles ?

Le plus souvent, l’infection génitale par les papillomavirus ne donne ni symptôme ni lésion. Le virus est éliminé naturellement en un à deux ans grâce au système immunitaire.  Les infections des organes génitaux par les papillomavirus à bas risque peuvent entraîner le développement de condylomes acuminés.  Ces verrues peuvent être traitées ou régresser toutes seules. 

La persistance de l’infection par certains papillomavirus dits oncogènes au niveau du col de l’utérus peut entraîner des anomalies cellulaires modérées ou sévères,des lésions précancéreuses, et très rarement un cancer du col de l’utérus. Ces anomalies cellulaires et ces lésions peuvent être diagnostiquées par un frottis de dépistage du cancer du col de l’utérus. 


Très rarement, les papillomavirus à haut risque peuvent être à l’origine d’autres cancers génitaux (comme le cancer de la vulve, du vagin, du pénis ou de l’anus), ou de cancers de l’oropharynx.

Comment se protéger ?

Pour les femmes, il est possible de prévenir l’infection contre les quatre types de papillomavirus les plus répandus grâce à la vaccination. Ce vaccin n’est malheureusement pas encore  disponible en Algérie.

L’efficacité des vaccins contre le papillomavirus est actuellement à l’étude pour les hommes.

Bien que les préservatifs n’éliminent pas complètement le risque d’infection, leur utilisation régulièrement et correctement au cours des rapports sexuels permet de réduire le risque d’attraper le virus ou de le transmettre à son partenaire ou à sa partenaire.

Le cancer du col de l’utérus est rare. Il est précédé pendant de nombreuses années par des lésions précancéreuses. Le dépistage des lésions précancéreuses du col de l’utérus par un frottis et le traitement de ces lésions constituent le meilleur moyen de prévention du cancer du col.

Les traitements

Actuellement, il n’existe aucun médicament pour détruire ces virus qui sont éliminés naturellement par le système immunitaire.  En revanche, il existe des traitements locaux pour supprimer les condylomes ou verrues génitales. Ces traitements sont effectués par lesdermatologues ou les gynécologues.

Le traitement des lésions précancéreuses du col utérin estchirurgical. Il existe plusieurs types d’interventions qui dépendent de la gravité, de la taille et de l’emplacement de la lésion.

Le traitement des anomalies cellulaires et des lésions précancéreuses :

Lorsque les anomalies des cellules repérées au frottis de dépistage sont peu sévères, le corps les élimine le plus souvent naturellement. Il n’est donc pas nécessaire de faire un traitement.

Lorsque le frottis est anormal et que des cellules précancéreuses sont vues sur les biopsies, il est recommandé de faire un traitement. La lésion précancéreuse n’est pas le cancer. Il faut la pour éviter qu’elle devienne le cancer.Différents traitements sont possibles. Ils sont tous très efficaces.

La résection à l’anse diathermique de la lésion est efficace pour prévenir le cancer du col de l’utérus. Elle consiste à enlever les cellules anormales avec un fil électrique fin et arqué. Ce traitement peut être fait sous anesthésie générale ou locale.

La conisation permet d’enlever la partie du col où se trouve la lésion. Elle se fait sous anesthésie générale. C’est le chirurgien qui décidera s’il utilise un bistouri normal ou électrique ou un bistouri laser.

Après chacun de ces traitements, on peut avoir des douleurs dans le ventre pendant quelques heures. On peut saigner comme des règles pendant un ou deux jours. Il vaut mieux éviter les rapports sexuels tant que l’on saigne.

Les cellules enlevées sont toujours examinées au microscope et votre médecin vous adressera le résultat de cette analyse. Il faut refaire un frottis six mois après l’opération pour confirmer la guérison.

Il existe également des traitements pour le cancer du col utérin, le cancer anal et les autres cancers génitaux.

La recherche

De nos jours, les papillomavirus sont l’objet d’une recherche intense pour comprendre les mécanismes de la multiplication virale ou de la transformation en cancer des cellules infectées

L’identification et la caractérisation de facteurs cellulaires permettant de prédire le devenir d’une lésion sont également à l’étude.

Un autre axe de recherche porte sur la mise au point de vaccins de deuxième génération capables de prévenir l’infection par tous les papillomavirus.

Enfin, des recherches sont menées pour tenter de traiter efficacement des lésions bénignes, précancéreuses ou cancéreuses associées aux papillomavirus.

En Algérie, plusieurs spécialistes (virologues, épidémiologistes, gynécologues, cancérologues etc) s’interessent  à ce virus et aux affections qu’il est susceptible d’entrainer. Une société savante a même été créée pour engager des recherches sur la papilloma virus.


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